Le festin des noces (Walima) : entre sunna et extravagance
La walima est une Sunna et une annonce de joie, pas une arène pour se vanter. Comment le faire avec modération pour préserver la Sunna et faciliter le mariage ?
La fête des noces (walima) fait partie des Sunnahs du mariage qui annoncent la joie, font connaître le mariage et rassemblent la famille et les proches autour d'une table d'amour. Pourtant, à notre époque, cela s’est parfois transformé en un lourd fardeau et en un lieu de vantardise, jusqu’à devenir une cause pour retarder le mariage au lieu de couronner sa joie. Rendre au walima son sens authentique préserve la Sunna et facilite la vie des jeunes.
La Walima est une Sunna et une annonce
Le Prophète (que la paix soit sur lui) a exhorté la walima, même avec quelque chose de petit, en disant à celui qui se mariait : « Organisez une fête, même avec un mouton. » La walima annonce le mariage, montre la joie et honore les invités ; il s’agit du maintien des liens de parenté et du partage par la communauté des joies d’un nouveau foyer. C’est un culte et une belle coutume lorsqu’il est exécuté avec une bonne intention.
Son étiquette et son esprit
L'étiquette de la walima consiste à accepter l'invitation, à honorer l'invité, à se souvenir d'Allah et à éviter ce qui contredit la charia, comme les mélanges interdits ou les divertissements interdits. Son véritable esprit réside dans la joie légitime et la générosité sincère, et non dans la grandeur de la salle ou l'abondance des plats. La walima bénie est celle que fréquentent les pauvres ainsi que les riches, où l'on se souvient d'Allah et où l'on prie pour le couple.
Le fléau de l'extravagance et de la vantardise
Parmi les plus grandes choses qui gâtent la walima, il y a l'extravagance et la vantardise, jusqu'à ce qu'elles se transforment en dette pesant sur le couple ou leurs familles. L'extravagance est interdite par la charia, et la nourriture jetée lors de mariages somptueux est une tragédie à une époque où beaucoup ont faim. Lorsque la walima devient une race sociale, elle perd sa bénédiction et passe du statut de Sunna à celui de fardeau.
Comment le conserver avec modération
La modération consiste à organiser un festin digne de la joie sans épuisement : un nombre raisonnable de convives, suffisamment de nourriture sans gaspillage et un lieu convenable sans exagération. Il n’y a aucun mal à la simplicité ; en fait, c'est plus proche de la bénédiction. Un couple qui commence sa vie avec une walima facile la commence avec sagesse, en épargnant sa richesse pour ce qui dure plus longtemps : sa maison et son avenir.
Un exemple en toute simplicité
Lorsqu'une famille détient une walima modérée et bénie, elle offre un exemple qui brise la course aux apparences et encourage les autres vers la facilité. Une communauté dans laquelle prévaut une culture de modération dans les mariages est une communauté où les chemins vers le mariage sont facilités et où les évitements et les retards diminuent. La facilité de votre fête est un bien qui s'étend au-delà de votre maison jusqu'à votre communauté.
Conclusion
La walima du mariage est une belle Sunna, une annonce de joie et un hommage aux invités – pas une arène pour se vanter ou une porte à l'endettement. Tenez-le avec modération pour préserver la Sunna et la richesse, et remplissez-le de souvenir, de du'a et de générosité sincère. La bienheureuse walima n'est pas la plus grande, mais la plus sincère en joie et la plus bénie.